De ceux que l'on sauve

Je suis vide. Plus de courage. Plus d’énergie. Plus d’envie. Plus de joie. Plus de sourires. Même l’écriture m’a quittée. Je ne suis plus que ce corps trop lourd pour moi. Je suis vidée, même de mes larmes. Et je me sens ballottée par ces deux mouvements qui m’habitent : d’une part, le vide qui m’attire et de l’autre, la Vie qui me tire. Les deux petites choses qui au-dessus de ma tête se disputent mon état d’esprit me fatiguent. Je voudrais tant être de ceux que l’on sauve. 

Écrire commentaire

Commentaires : 0