point d'encrage

Ma première fois c’était toi. Ma première histoire d’amour, ma grande histoire d’amour, c’était toi. Tu étais mon point d’ancrage. Ma lumière dans le noir, mon radeau de sauvetage, mon ancre. Tu étais mon ancre. Je me suis trouvée belle pour la première fois dans ton regard, désirable, aimable, belle à en avoir le tournis. J’ai appris à aimer mon sourire de travers et j’ai trouvé mes fêlures touchantes. Je me suis trouvée belle parce que tu m’as tellement aimée. Tu m’as fait me sentir singulière. Et c’était un si beau compliment, ce regard-là venant de toi. Tu étais ma chance. Tu étais mon être venu d’ailleurs. Mon indispensable. Mon océan. Ma veilleuse dans la nuit, mon étoile dans un ciel noir. Tu étais ces bras qui m’ont serrée si fort tant de fois. Ne m’abandonne pas. Tu étais ce corps solide qui m’a contenue jusqu’à ce que les sanglots cessent, tu étais mon prince, mon deuxième souffle, tu étais mon roc. Tu étais cette peur dévorante que j’avais de te perdre. Tu étais cette tendresse avec laquelle tu m’as touchée, tu étais cette parenthèse offerte au monde qui allait trop vite pour moi. Tu étais ce corps brûlant contre lequel je me blottissais pour que nous ne formions plus qu’un, plus qu’une toute petite cuillère. Tu étais celui qui comblait un petit peu ce vide immense en moi. Tu étais mon rire et mes mots d’amour et tous ces sentiments que tu ne savais pas exprimer. Tu étais les battements de mon cœur dans ma poitrine.Tu es cette lettre de plus de dix pages que je conserve comme un trésor. Nous étions ces doigts entrelacés et ces corps serrés jusqu’à l’étouffement. Tu n’étais pas mon avenir, tu étais mon présent. Et c’était tout. Je t’ai toujours aimé sans penser au lendemain. Tu étais mon tout. Tu étais mon soleil, mon désir. Tu étais mon alchimie. Tu étais cette incompréhension parfois, mais ce désir d’être là. Tu étais ces fossettes que dessinait ton sourire et qui m’ont tellement attendrie dès le premier jour. Tu avais des mains fines, et douces, et enveloppantes, et je me sentais protégée du monde entier lorsque tu tenais mon visage entre tes mains. Tu étais cette odeur d’abricot et de noisette dont ta peau était faite. Tu étais ces baisers dans mon cou et cette main dans mes cheveux pendant l’amour. Tu étais cet espoir qui m’a permis de tenir droite pendant cette année si douloureuse. Tu étais cette porte ouverte. Tu étais sans le savoir mon lien avec le monde des vivants. Tu étais la preuve que je ne valais pas moins que rien. Tu étais mon réconfort, tu étais mon baume. Tu étais mon chez-moi, tu étais mon refuge. Tu étais mon exutoire. Tu étais mon silence et le tien et le vide entre nous et cela nous a tué. Tu es maintenant cette brisure sur mon cœur. Tu es ma première histoire d’amour, ma grande histoire d’amour, tu es là, dans mon cœur, tu es là, encré dans ma peau, tu fais partie de ce que je suis.

Écrire commentaire

Commentaires : 0