2017

Ma mère m’a appris très tôt à aimer chaque être humain, à voir en lui une belle personne, pleine de possibilités et de lumière. Ma mère m’a appris très jeune l’altruisme et l’amour de l’autre, la bienveillance et l’accord du droit à l’erreur. Quant à mon père, ce fut différent, et c’est là pour moi la divergence principale entre le caractère et la vision de  la vie de mes deux parents. Mon père m’a appris très jeune l’amour des animaux, la tendresse qu’il faut avoir envers eux et la grandeur de l’amour qu’ils nous rendent. Il m’a montré combien les animaux n’attendent rien en retour et comme ils sont dépourvus de méchanceté, de haine, de manigances. Mon père m’a aussi transmis, et ce point-là sans doute sans le vouloir ni même s’en rendre compte, à quel point la société peut transformer les êtres humains et en faire des personnes haineuses et haïssables, calculatrices, égoïstes et sans cœur. Si j’ai toujours voulu croire en la beauté du monde et des gens au travers des yeux de ma mère, j’ai parfois encore du mal à y croire. Ce qu’il se passe dans le monde à chaque seconde, à dix mille kilomètre comme à deux rues d’ici, me retourne le cœur. Parce qu’il n’est pas admissible de tuer ou de faire du mal. Parce qu’il n’est pas admissible de laisser des gens mourir sous les bombes et dans la terreur. Parce qu’il n’est pas admissible non plus de laisser des enfants mourir de faim. Parce qu’il n’est pas admissible, de vous à moi, de fermer les yeux. Parce qu’il n’est pas admissible de la part des gouvernements de regarder des gens mourir sans leur venir en aide. Parce que nous sommes tous des êtres humains, et qu’aucun ne vaut plus qu’un autre. Je ne comprends pas comment de telles choses peuvent se produire chaque jour dans le monde et que personne ne se lève. Je ne sais pas comment l’on peut continuer à vivre avec ça. En ayant conscience de cette réalité-là et de ce que font des êtres humains chaque jour. Ce n’est pas le monde que je veux, ce n’est pas ce que j’attendais de lui. Et à l’aube de cette nouvelle année je me sens, peut-être plus encore que les années précédentes, étrangère à ce monde et à ce que les êtres humains en font. En 2017, je ne peux alors que vous souhaiter d’ouvrir les yeux et de vous révolter, je ne peux vous souhaiter que de vous aimer le plus fort possible, d’ouvrir vos cœurs et de donner. Parce que rien d’autre ne compte, je vous assure. Absolument rien d’autre que l’amour sous toutes ses formes. 

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