la trace

Au réveil il restait une trace du rêve.
Une trace de toi.
Elle m’a suivie toute la journée.
Elle me collait au corps.

Toute cette journée j’ai eu l’impression que tu me tenais la main.
Et puis la trace s’est effacée, petit à petit, jusqu’à ne plus exister du tout.
Je n’y avais pas pensé.
Je n’avais pas anticipée.
Je n’étais pas préparée à ça.
A me retrouver seule à nouveau (comme on l’est toujours, n’est-ce pas ?).

C’était doux de te sentir avec moi. Cœur contre cœur. Comme avant.
Même pour une minuscule journée.
C’était doux de te retrouver.

Ce soir je fermerai les yeux très fort.
J’invoquerai les images de toi.
Pour que demain matin, la vie nous accorde un sursis.
Juste une journée de plus.
Pour ne rien perdre de notre histoire.
Pour me souvenir
(ce sentiment insoutenable que chaque jour qui passe me vole des instants vécus)
Et puis, égoïstement je crois, pour étouffer ma solitude.

Au réveil il restait une trace du rêve.
Une trace de toi.
Et le soir en disparaissant

elle a laissé sa place,

une place immense,

à cette réalité-là :
Je ne suis pas guérie de notre amour.

 

 

(l’est-on vraiment un jour ?)

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